Prélèvement forfaitaire unique : définition, taux et fonctionnement
Le prélèvement forfaitaire unique, ou PFU, est le régime d’imposition par défaut de nombreux revenus du capital perçus par les particuliers. Il combine une part d’impôt sur le revenu fixée à 12,8 % et des prélèvements sociaux dont le taux général atteint 18,6 % en 2026, soit 31,4 % au total dans le cas général.
Des exceptions subsistent, notamment pour certains produits d’assurance-vie qui conservent des prélèvements sociaux à 17,2 %. Le contribuable peut aussi opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu lorsque ce choix est plus favorable.
En résumé :
- Le PFU est aussi appelé flat tax.
- Dans le cas général en 2026, il associe 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 %.
- Il concerne notamment dividendes, intérêts et plus-values de cession de valeurs mobilières.
- L’option pour le barème progressif s’applique globalement aux revenus et gains mobiliers concernés de l’année.
- L’assurance-vie, le PEA et l’épargne réglementée conservent des règles spécifiques.
Qu’est-ce que le prélèvement forfaitaire unique ?
Créé à compter de 2018, le PFU vise à appliquer un taux forfaitaire à la plupart des revenus de l’épargne financière, indépendamment de la tranche marginale d’imposition du foyer.
La partie impôt sur le revenu du PFU est de 12,8 %. À cette part s’ajoutent les prélèvements sociaux. Pour la plupart des revenus de placement, leur taux est passé à 18,6 % au 1er janvier 2026.
Quels revenus sont concernés ?
Le PFU concerne notamment les dividendes, intérêts d’obligations, comptes à terme et livrets bancaires fiscalisés, ainsi que les plus-values de cession de valeurs mobilières. Les produits d’assurance-vie versés depuis le 27 septembre 2017 suivent des règles spécifiques selon l’âge du contrat et le montant des primes.
Les livrets réglementés comme le Livret A, le LDDS ou le LEP sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Le PEA bénéficie également de son propre régime lorsqu’il respecte les conditions de durée.
Quel est le taux du PFU en 2026 ?
Pour le cas général des revenus de placements soumis au nouveau taux social, le taux global atteint 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.
Les produits attachés à certains contrats d’assurance-vie comportant une valeur de rachat ou garantissant un capital à terme restent soumis à 17,2 % de prélèvements sociaux. Il ne faut donc pas appliquer mécaniquement 31,4 % à tous les produits d’épargne.
Bon à savoir
Le taux forfaitaire de 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu n’est pas votre taux marginal d’imposition. C’est précisément l’intérêt du PFU : appliquer un taux fixe à la composante IR des revenus concernés.
| Élément | PFU 2026 - cas général | Barème progressif |
|---|---|---|
| Impôt sur le revenu | 12,8 % | 0 % à 45 % selon tranches |
| Prélèvements sociaux | 18,6 % dans le cas général | Dus selon le régime du produit |
| Dividendes - abattement 40 % | Non | Oui si conditions remplies |
| CSG déductible | Non | Partiellement selon conditions |
| Option | Par défaut | Globale via case 2OP |
PFU ou barème progressif : comment choisir ?
Le contribuable peut choisir le barème progressif en cochant la case 2OP de la déclaration. L’option est globale pour les revenus de capitaux mobiliers et les plus-values mobilières concernés de l’année : il n’est pas possible de choisir le PFU pour un revenu et le barème pour un autre.
Le barème peut être intéressant lorsque la TMI est faible. Il permet aussi, sous conditions, de bénéficier de l’abattement de 40 % sur les dividendes et de la déductibilité d’une fraction de la CSG. Le choix doit être simulé avec l’ensemble des revenus du foyer.
Comment fonctionne l’acompte prélevé à la source ?
Lors du versement de nombreux revenus mobiliers, l’établissement payeur prélève un acompte d’impôt sur le revenu de 12,8 %, appelé prélèvement forfaitaire non libératoire. Cet acompte est ensuite imputé sur l’impôt calculé lors de la déclaration.
Sous conditions de revenu fiscal de référence, une dispense peut être demandée avant le 30 novembre de l’année précédant le paiement pour certains intérêts ou dividendes.
Quel impact pour un dirigeant ou un investisseur important ?
Pour un dirigeant, le PFU intervient notamment dans l’arbitrage entre dividendes, cession de titres et maintien des flux dans une holding. La fiscalité du compte-titres et des dividendes doit être rapprochée des autres revenus du foyer et des mécanismes de contribution applicables aux hauts revenus.
Un audit de structuration patrimoniale globale permet de raisonner en rendement net et non sur le seul taux facial du PFU.
Questions fréquentes
Le PFU est-il obligatoire ?
Il s’applique par défaut à de nombreux revenus du capital, mais une option globale pour le barème progressif est possible.
Le PFU est-il toujours de 31,4 % en 2026 ?
Non. 31,4 % correspond au cas général associant 12,8 % d’IR et 18,6 % de prélèvements sociaux. Certains produits, notamment d’assurance-vie, conservent des règles différentes.
Le PFU s’applique-t-il au Livret A ?
Non. Les intérêts du Livret A sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
Comment choisir entre PFU et barème ?
Il faut simuler l’impôt global du foyer en intégrant la TMI, les dividendes, les plus-values, les abattements éventuels et la CSG déductible.
Sources :
- Impots.gouv.fr, J’ai des valeurs mobilières : comment sont-elles imposées ?, 2026 — impots.gouv.fr
- Service-Public.fr, Impôt sur le revenu – revenus d’épargne et de placement 2026, 2026 — service-public.gouv.fr
- Impots.gouv.fr, Les revenus mobiliers, 2026 — impots.gouv.fr