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PFU : définition, taux et fonctionnement en 2026

Le PFU, ou prélèvement forfaitaire unique, est le régime d’imposition appliqué par défaut à la plupart des revenus du capital mobilier. Aussi appelé flat tax, il atteint généralement 31,4 % en 2026, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Des régimes particuliers subsistent selon le placement et la date des versements.

En résumé :

  • Le PFU s’applique par défaut aux dividendes, intérêts et plus-values mobilières.
  • Son taux général atteint 31,4 % en 2026, mais certains placements restent soumis à des règles particulières.
  • Le contribuable peut opter globalement pour le barème progressif via la case 2OP.
  • Le bon choix dépend du taux marginal d’imposition, des abattements, des moins-values et de la composition du portefeuille.

Qu’est-ce que le PFU ?

Le prélèvement forfaitaire unique est un mode de taxation forfaitaire des revenus du capital mobilier. Contrairement au barème progressif, son taux d’impôt sur le revenu ne dépend pas de votre tranche marginale d’imposition.

Le PFU et la flat tax désignent le même dispositif. Le mot « unique » ne signifie toutefois pas qu’un seul prélèvement est opéré : le taux global additionne l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux.

Quels revenus sont concernés par le PFU ?

Le PFU concerne principalement les revenus et gains tirés de placements détenus hors enveloppe exonérée :

  • les dividendes distribués par des sociétés ;
  • les intérêts de comptes à terme, obligations et livrets fiscalisés ;
  • les plus-values de cession de valeurs mobilières et de droits sociaux ;
  • certains produits d’assurance-vie liés aux primes versées depuis le 27 septembre 2017 ;
  • certains gains sur actifs numériques, selon leur régime propre.

Les livrets réglementés exonérés, comme le Livret A, n’entrent pas dans son champ. Le PEA et l’assurance-vie obéissent à des règles spécifiques : l’ancienneté du contrat ou du plan, la date des versements et les retraits peuvent modifier l’imposition.

Quel est le taux du PFU en 2026 ?

Depuis le 1er janvier 2026, le taux général du PFU peut atteindre 31,4 %. La hausse provient des prélèvements sociaux, passés de 17,2 % à 18,6 % dans le cas général, tandis que la composante d’impôt sur le revenu reste fixée à 12,8 %.

ComposanteTaux 2026Application
Impôt sur le revenu12,8 %Taux forfaitaire général
Prélèvements sociaux18,6 %Cas général
PFU total31,4 %Majorité des revenus mobiliers
Régimes particuliersVariableAssurance-vie, PEA et situations historiques

Bon à savoir

Le taux de 31,4 % ne s’applique pas uniformément à tous les produits. L’assurance-vie conserve notamment des prélèvements sociaux à 17,2 % en 2026 et son impôt sur le revenu peut être fixé à 7,5 % ou 12,8 % selon l’âge du contrat, la date des primes et l’encours. Les PEA, PEL, CEL et certaines situations antérieures à 2018 nécessitent également une vérification propre.

Comment calculer le PFU ?

Le calcul du PFU s’effectue sur l’assiette imposable du revenu ou de la plus-value. Pour les dividendes, le PFU est appliqué au montant brut, sans abattement de 40 %. Pour les cessions de titres, les moins-values imputables réduisent d’abord la plus-value nette taxable.

Cas pratique : un dirigeant détient un portefeuille-titres dans un patrimoine financier de 12 M€ et perçoit 120 000 € de dividendes en 2026. Dans le cas général, l’impôt sur le revenu représente 15 360 € et les prélèvements sociaux 22 320 €, soit un total de 37 680 €. Le revenu net après PFU s’élève à 82 320 €.

Cette simulation isole les dividendes. Une décision patrimoniale doit aussi tenir compte des autres revenus du foyer, des moins-values reportables et de la fiscalité du compte-titres sur les plus-values et dividendes.

PFU ou barème progressif : comment choisir ?

Le PFU s’applique par défaut. Vous pouvez cependant opter pour le barème progressif en cochant la case 2OP de la déclaration de revenus. Cette option porte globalement sur les revenus mobiliers et plus-values entrant dans le champ du PFU : elle ne se choisit pas placement par placement.

Le barème peut être favorable lorsque votre taux marginal d’imposition est faible, notamment à 0 % ou 11 %. Il permet aussi, sous conditions, l’abattement de 40 % sur les dividendes éligibles, la déduction d’une fraction de la CSG et la prise en compte de certains frais. Le PFU est souvent plus lisible pour les foyers fortement imposés, mais une comparaison sur l’ensemble du foyer reste nécessaire.

Pour les revenus perçus en 2026 et déclarés en 2027, l’option pour le barème pourra être révoquée dans le délai de réclamation ou pendant un contrôle si elle se révèle défavorable. Cette évolution ne dispense pas d’une simulation préalable, particulièrement lorsque le patrimoine comprend des titres de société, une assurance-vie et plusieurs enveloppes d’investissement.

Quelles particularités pour le PEA et l’assurance-vie ?

Le PEA n’est pas soumis au PFU tant qu’aucun retrait ne déclenche l’imposition. Avant cinq ans, un retrait peut entraîner l’imposition du gain, sous réserve des exceptions prévues. Après cinq ans, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu mais restent soumis aux prélèvements sociaux.

L’assurance-vie n’est imposée qu’en cas de rachat, sur la seule part de gains comprise dans le retrait. La fiscalité dépend notamment de l’ancienneté du contrat, de la date des versements et du total des primes. La fiscalité de l’assurance-vie en 2026 doit donc être étudiée séparément du taux général du PFU.

Comment intégrer le PFU dans une stratégie patrimoniale ?

Le PFU ne doit pas être analysé comme un taux isolé. Pour un dirigeant ou une famille disposant de plus de 5 M€, l’arbitrage dépend aussi de la structure de détention, de la politique de distribution, de l’horizon d’investissement et d’un éventuel projet de cession.

Une opération d’apport-cession peut, sous conditions, différer l’imposition d’une plus-value, mais elle répond à des objectifs et contraintes distincts. Un audit patrimonial personnalisé permet de comparer le PFU, le barème progressif et les schémas de détention sans dissocier la fiscalité des objectifs de transmission et de liquidité.

FAQ

Le PFU est-il obligatoire ?

Le PFU est le régime appliqué par défaut, mais vous pouvez choisir le barème progressif de l’impôt sur le revenu en cochant la case 2OP. L’option est globale pour les revenus et gains concernés.

Quelle différence entre PFU, flat tax et prélèvement forfaitaire unique ?

Il n’existe aucune différence de régime : PFU signifie prélèvement forfaitaire unique et « flat tax » est son appellation courante. Ces trois expressions désignent la même taxation forfaitaire.

Le PFU s’applique-t-il aux dividendes ?

Oui, les dividendes sont en principe soumis au PFU sur leur montant brut. Avec le PFU, l’abattement de 40 % applicable à certains dividendes au barème progressif n’est pas accordé.

Peut-on être dispensé de l’acompte de 12,8 % ?

Une dispense du prélèvement forfaitaire non libératoire peut être demandée sous conditions de revenu fiscal de référence. Elle évite l’acompte au moment du versement, mais ne supprime pas l’impôt définitivement dû.

Le PFU s’applique-t-il à l’assurance-vie ?

Le PFU peut concerner les produits d’assurance-vie liés aux primes versées depuis le 27 septembre 2017, mais avec des règles spécifiques. L’âge du contrat, les primes versées et l’encours déterminent le taux applicable.

Sources :

  • Service-Public.fr, « Impôt sur le revenu : revenus d’épargne et de placement », revenus 2026.
  • Service-Public.fr, « Prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et de placements », revenus 2026.
  • impots.gouv.fr, « J’ai réalisé une plus-value mobilière, comment est-elle imposée ? », mise à jour du 17 juillet 2026.
  • Service-Public Entreprendre, « Fiscalité des dividendes perçus par les associés ».
  • Code général des impôts, article 200 A, version en vigueur.

Bon à savoir

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