Que devient mon épargne en cas de décès du conjoint ?
En cas de décès du conjoint, certains comptes sont bloqués, l’assurance-vie suit la clause bénéficiaire et l’épargne entre parfois dans la succession.
- Les comptes individuels du défunt sont bloqués dès que la banque est informée du décès.
- Le compte joint reste utilisable par le cotitulaire survivant, sauf opposition des héritiers ou du notaire.
- Les livrets réglementés, le compte-titres et le PEA suivent des règles successorales spécifiques.
- L’assurance-vie dépend avant tout de la clause bénéficiaire et de l’âge du souscripteur au moment des versements.
- Le conjoint marié et le partenaire de PACS sont exonérés de droits de succession, mais leurs droits civils ne sont pas identiques.
En cas de décès du conjoint, le sort de votre épargne dépend du type de support. Les comptes personnels du défunt sont bloqués, le compte joint continue sauf opposition, les livrets sont intégrés à la succession, le PEA est clôturé et l’assurance-vie est transmise selon sa clause bénéficiaire. Le régime matrimonial et la rédaction des clauses jouent un rôle déterminant.
Ce qui reste accessible immédiatement, et ce qui est bloqué
Après le décès du conjoint, tous les supports d’épargne ne suivent pas le même traitement. Certains restent accessibles. D’autres sont bloqués jusqu’au règlement de la succession.
Cette première distinction est importante. Elle permet de savoir quelles sommes peuvent être utilisées rapidement et lesquelles nécessitent l’intervention du notaire, de la banque ou de l’assureur.
Pour les patrimoines importants, la question n’est pas seulement administrative. Une mauvaise organisation peut créer une tension de liquidité temporaire, même lorsque le patrimoine global est significatif.
Les comptes du défunt : blocage automatique et exceptions
Lorsqu’une banque est informée du décès, elle bloque les comptes individuels du défunt. Les moyens de paiement associés ne doivent plus être utilisés. Les procurations cessent également de produire effet.
Le blocage ne signifie pas que les sommes disparaissent. Elles sont simplement conservées dans l’attente du règlement de la succession. Elles seront ensuite réparties selon les droits des héritiers, le régime matrimonial et les dispositions éventuellement prévues.
Certaines dépenses peuvent toutefois être réglées depuis les comptes du défunt. Les frais d’obsèques peuvent être prélevés sur les comptes de paiement du défunt dans la limite de 5 965 € en 2026, et dans la limite des sommes disponibles. Il faut présenter la facture réglée.
Compte individuel
Le compte individuel est ouvert au seul nom du défunt. Il est bloqué dès la connaissance du décès par la banque. Les héritiers ne peuvent pas l’utiliser directement.
Le compte sert ensuite au règlement de la succession. Le notaire peut demander les informations bancaires, établir l’actif successoral et organiser la répartition.
Pour le conjoint survivant, ce blocage peut être difficile si le compte individuel concentrait l’essentiel des liquidités du couple. C’est pourquoi une organisation en amont est souvent nécessaire, notamment lorsque les flux familiaux reposent sur un seul compte.
Compte joint : fonctionnement et limites
Le compte joint fonctionne différemment. En principe, il continue à fonctionner au profit du cotitulaire survivant. Le conjoint survivant peut donc continuer à l’utiliser pour les dépenses courantes.
Cette règle connaît toutefois des limites. Les héritiers ou le notaire peuvent demander le blocage du compte. Par ailleurs, les sommes présentes au jour du décès peuvent être prises en compte dans la succession, selon leur origine et le régime matrimonial.
Le compte joint est donc utile pour préserver une liquidité immédiate. Mais il ne règle pas à lui seul la question de la propriété des fonds.
Compte indivis : blocage total
Le compte indivis est plus contraignant. Il fonctionne avec l’accord de tous les cotitulaires. Au décès de l’un d’eux, le compte est bloqué.
Aucune opération ne peut être réalisée sans accord des ayants droit ou intervention du notaire. Ce type de compte peut donc créer une forte rigidité dans une période où des liquidités peuvent être nécessaires.
Livret A, LDDS, LEP, PEL, CEL : que deviennent ces livrets ?
Les livrets réglementés et produits d’épargne bancaire du défunt entrent généralement dans la succession. Ils sont bloqués ou clôturés selon les règles applicables au produit et les procédures de l’établissement.
Le conjoint survivant ne récupère pas automatiquement les livrets personnels du défunt. Les sommes doivent être traitées dans le cadre successoral, même si le conjoint est héritier.
Lorsque le couple dispose d’un patrimoine élevé, ces livrets représentent rarement l’essentiel des enjeux. Ils restent toutefois importants pour la liquidité immédiate et la gestion des premières dépenses.
Compte-titres et PEA : le sort des placements financiers
Le compte-titres ordinaire du défunt est bloqué au décès. Les titres et espèces qui y figurent entrent dans la succession. Le notaire et les héritiers devront ensuite décider s’ils conservent les titres, les transfèrent ou les vendent.
Le PEA suit une règle différente. Il est clôturé au décès du titulaire. Cette clôture ne signifie pas nécessairement que les titres sont vendus immédiatement. Les ayants droit peuvent donner des instructions sur le sort des titres, qui peuvent être transférés vers un compte-titres.
Cette distinction est importante. Une vente automatique dans un mauvais moment de marché peut être défavorable. Les héritiers doivent donc être informés qu’ils peuvent avoir un choix à exercer.
Pour un patrimoine financier significatif, le décès peut aussi créer un enjeu d’allocation. Le portefeuille transmis n’est pas toujours adapté aux besoins du conjoint survivant. Une allocation construite pour un dirigeant actif, tolérant au risque, peut ne pas convenir à un conjoint recherchant davantage de revenus ou de stabilité.
Que faire si les titres baissent après le décès ?
Le décès peut intervenir dans un contexte de marché défavorable. Sur un compte-titres ou un PEA clôturé, les héritiers doivent éviter les décisions précipitées.
La clôture du PEA au décès ne signifie pas vente automatique des titres. Les ayants droit peuvent décider de conserver, transférer ou vendre les titres selon les procédures de l’établissement et les instructions du notaire.
Pour un patrimoine financier important, une revue de portefeuille est utile. Le portefeuille du défunt peut être cohérent avec son profil, mais inadapté au conjoint survivant.
Épargne salariale, PER et retraite supplémentaire : que vérifier ?
L’épargne salariale et l’épargne retraite doivent être identifiées rapidement après le décès. Elles peuvent être logées dans un PEE, un PER collectif, un PER obligatoire ou un ancien contrat de retraite supplémentaire.
Le décès peut permettre le déblocage anticipé de certaines sommes. Le traitement dépend du support, du règlement du plan, de l’existence de bénéficiaires désignés et de la fiscalité applicable.
Pour un dirigeant, il faut aussi vérifier les dispositifs liés à l’entreprise : actions gratuites, stock-options, BSPCE, management package, pacte d’actionnaires ou promesse de liquidité. Ces droits peuvent représenter une valeur importante, mais leur traitement dépend fortement de la documentation contractuelle.
Assurance-vie et décès du conjoint : le cas particulier
L’assurance-vie occupe une place à part. Au décès de l’assuré, le contrat est dénoué et les capitaux sont versés aux bénéficiaires désignés dans la clause bénéficiaire.
Ces sommes ne suivent pas toujours le même chemin que les autres actifs successoraux. Elles peuvent être transmises hors succession civile, sous réserve de règles particulières et de l’absence de primes manifestement exagérées.
Pour le conjoint survivant, l’assurance-vie peut donc constituer une source de liquidité et de protection. Encore faut-il que la clause bénéficiaire soit correctement rédigée et mise à jour.
Le rôle décisif de la clause bénéficiaire
La clause bénéficiaire indique qui reçoit les capitaux au décès. Elle peut désigner le conjoint, les enfants, plusieurs bénéficiaires par rang, ou prévoir une répartition précise.
Une clause standard peut fonctionner dans une situation simple. Elle peut devenir inadaptée en cas de remariage, d’enfants d’unions différentes, de famille recomposée, de changement de régime matrimonial ou de transmission déjà organisée.
La clause doit être relue régulièrement. Une rédaction ancienne peut ne plus correspondre à la volonté du souscripteur. Une clause imprécise peut retarder le versement des capitaux ou créer un conflit entre bénéficiaires.
La fiscalité de l’assurance-vie au décès
La fiscalité dépend principalement de l’âge de l’assuré lors des versements.
Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire peut bénéficier d’un abattement spécifique de 152 500 €. Au-delà, les capitaux peuvent être soumis à un prélèvement de 20 %, puis 31,25 % au-delà d’un certain seuil.
Pour les primes versées après 70 ans, les primes versées sont soumises aux droits de succession après un abattement global de 30 500 €. Les gains générés par le contrat ne sont pas soumis à ces droits dans ce cadre.
Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont exonérés de droits de succession. Cette exonération rend souvent la question fiscale moins centrale pour eux, mais elle ne dispense pas de bien rédiger la clause bénéficiaire. La clause détermine qui reçoit les fonds et dans quelles proportions.
Pour les contrats soumis à déclaration fiscale, les bénéficiaires peuvent devoir déposer une déclaration partielle de succession au moyen du formulaire 2705-A. En présence de plusieurs contrats auprès de plusieurs compagnies, chaque assureur peut nécessiter une déclaration distincte.
Cette démarche conditionne souvent le versement des capitaux. Les bénéficiaires doivent donc réunir rapidement les informations demandées par l’assureur : acte de décès, pièce d’identité, RIB, clause bénéficiaire, justificatifs fiscaux et, si nécessaire, certificat d’acquittement ou de non-exigibilité des droits.
Le cas des contrats alimentés avec des fonds communs
Lorsque les époux sont mariés sous un régime communautaire, l’assurance-vie peut soulever une question civile spécifique. Si le contrat non dénoué a été alimenté avec des fonds communs, sa valeur peut être prise en compte dans la liquidation de la communauté.
Cette question ne doit pas être confondue avec la fiscalité du contrat dénoué. Elle relève de l’analyse civile du régime matrimonial. Elle peut modifier l’équilibre entre conjoint survivant et héritiers.
Pour les patrimoines complexes, il est donc recommandé de relire les contrats d’assurance-vie en même temps que le régime matrimonial, les donations et les clauses bénéficiaires. La fiscalité de l’assurance-vie ne suffit pas à elle seule à déterminer la bonne stratégie.
Droits du conjoint survivant : ce que dit la loi
Le conjoint survivant marié bénéficie de droits dans la succession. Leur étendue dépend de la présence d’enfants, de l’origine des enfants, des donations entre époux, du régime matrimonial et des dispositions testamentaires.
En présence d’enfants communs, le conjoint peut généralement choisir entre l’usufruit de la totalité des biens existants ou la pleine propriété d’un quart. En présence d’enfants non communs, ses droits légaux sont différents.
Le partenaire de PACS est exonéré de droits de succession, mais il n’est pas héritier légal. Pour qu’il reçoive une part du patrimoine, il faut généralement un testament ou une clause bénéficiaire adaptée.
Le concubin, lui, n’a pas la protection du conjoint marié. Sans disposition spécifique, il n’hérite pas. S’il reçoit par testament, il peut être soumis à une fiscalité très lourde.
Cette distinction est essentielle. Le PACS protège fiscalement, mais pas civilement sans testament. Le concubinage expose à une absence de droits successoraux légaux et à une fiscalité lourde en cas de transmission.
L’influence du régime matrimonial
Le régime matrimonial détermine d’abord ce qui appartient au conjoint survivant avant même l’ouverture de la succession. Il distingue les biens propres, les biens communs et les éventuelles créances entre époux.
En séparation de biens, chaque époux conserve en principe son patrimoine personnel. En communauté réduite aux acquêts, les biens acquis pendant le mariage avec des revenus communs appartiennent à la communauté. En communauté universelle, l’organisation peut être encore plus protectrice selon les clauses prévues.
Dans un patrimoine supérieur à 5 M€, ce point peut représenter des enjeux majeurs. La valeur de l’entreprise, les contrats d’assurance-vie, les comptes titres, l’immobilier et les dettes peuvent être répartis très différemment selon le régime choisi.
La protection du conjoint doit donc être intégrée dans une stratégie patrimoniale globale, et non traitée produit par produit.
Dans quel ordre agir les 30 premiers jours ?
Les premières semaines ne nécessitent pas de tout régler immédiatement. L’objectif est d’abord d’informer les bons interlocuteurs, de sécuriser les moyens de paiement et d’identifier les contrats existants.
Cette chronologie doit rester souple. Certaines successions simples se règlent rapidement. D’autres demandent davantage de temps, notamment lorsqu’il existe une entreprise, des titres non cotés, plusieurs contrats d’assurance-vie ou une famille recomposée.
Succession bancaire : les démarches étape par étape
Après le décès, les démarches doivent être réalisées dans un ordre clair. L’objectif est de sécuriser les comptes, identifier les contrats, informer les bons interlocuteurs et éviter les décisions précipitées.
La banque peut demander l’acte de décès, le livret de famille, l’acte de notoriété ou les instructions du notaire. Les assureurs demanderont aussi les pièces d’identité des bénéficiaires, un relevé d’identité bancaire et parfois une attestation fiscale.
Le rôle du notaire
Le notaire identifie les héritiers, établit l’acte de notoriété, recense l’actif et le passif, et prépare la déclaration de succession lorsqu’elle est nécessaire.
Il joue aussi un rôle de coordination. Il peut interroger les établissements financiers, vérifier les donations antérieures, analyser le régime matrimonial et organiser la répartition.
Pour les patrimoines complexes, la coordination entre notaire, conseil patrimonial, avocat fiscaliste et family office peut être déterminante. Elle évite de traiter séparément des sujets qui sont en réalité liés.
Quels frais bancaires prévoir lors d’une succession ?
Les banques peuvent facturer des frais de traitement lors d’une succession. Depuis le 13 novembre 2025, ces frais sont encadrés. Ils ne peuvent pas dépasser 1 % du total des soldes des comptes et produits d’épargne du défunt, dans la limite d’un plafond réglementaire.
En 2026, ce plafond est fixé à 857 €. Certains cas simples doivent même être traités gratuitement, notamment lorsque l’héritier produit un acte de notoriété ou une attestation signée par tous les héritiers et que les conditions prévues sont réunies.
Ces frais ne sont pas toujours le principal enjeu dans un patrimoine important. Mais ils doivent être vérifiés, surtout lorsque plusieurs banques, contrats ou comptes-titres sont concernés.
Comment protéger votre conjoint en anticipant
L’anticipation ne supprime pas la difficulté humaine du décès. Elle permet simplement d’éviter que des blocages administratifs, fiscaux ou bancaires s’ajoutent à une période déjà lourde.
Plusieurs outils peuvent être mobilisés selon votre situation : régime matrimonial adapté, donation entre époux, testament, clause bénéficiaire d’assurance-vie, co-souscription de certains contrats, mandat de protection future, organisation des liquidités et gouvernance familiale.
Pour un dirigeant ou une famille patrimoniale, la protection du conjoint doit aussi intégrer l’entreprise, la holding, les dettes garanties, les pactes d’actionnaires et la gouvernance familiale. Un bilan patrimonial global permet d’identifier les points de fragilité avant qu’ils ne deviennent bloquants.
Les erreurs à éviter absolument
La première erreur consiste à penser que le conjoint survivant aura automatiquement accès à toute l’épargne. En réalité, seuls certains comptes restent accessibles immédiatement. Beaucoup d’actifs passent par la succession.
La deuxième erreur consiste à ne pas relire les clauses bénéficiaires. Une clause ancienne, mal rédigée ou incohérente avec la situation familiale peut créer des retards et des tensions.
La troisième erreur consiste à confondre conjoint marié, partenaire de PACS et concubin. Leurs droits civils ne sont pas identiques, même lorsque certaines exonérations fiscales existent.
La quatrième erreur consiste à négliger le régime matrimonial. Il influence la composition de la succession avant même l’application des règles successorales.
La cinquième erreur consiste à laisser un patrimoine très illiquide. Un patrimoine de 10 M€ peut ne pas fournir les liquidités nécessaires au conjoint si l’essentiel est composé d’immobilier, de titres non cotés ou d’actifs bloqués.
Conclusion
Au décès du conjoint, chaque support d’épargne suit ses propres règles. Les comptes individuels sont bloqués, le compte joint peut continuer à fonctionner, les livrets et placements financiers entrent dans la succession, le PEA est clôturé et l’assurance-vie suit la clause bénéficiaire.
Pour le conjoint survivant, l’enjeu immédiat est la liquidité. Pour la famille, l’enjeu plus large est l’organisation civile, fiscale et patrimoniale du patrimoine transmis.
VMP accompagne les dirigeants, familles patrimoniales et patrimoines complexes dans cette anticipation. L’objectif est de protéger le conjoint, sécuriser les liquidités, relire les clauses et coordonner la transmission avec vos notaires, avocats et conseils habituels.
Questions fréquentes
Peut-on continuer à utiliser le compte joint après le décès du conjoint ?
Oui, le compte joint continue en principe à fonctionner au profit du cotitulaire survivant. Les héritiers ou le notaire peuvent toutefois demander son blocage.
Les sommes présentes au décès peuvent aussi être prises en compte dans la succession selon leur origine et le régime matrimonial.
Combien de temps faut-il pour débloquer l’épargne ?
Le délai dépend du support, de la banque, de l’assureur, du notaire et de la complexité de la succession. Un compte individuel ne se débloque pas de la même manière qu’une assurance-vie ou un compte-titres.
Les dossiers sont plus rapides lorsque les bénéficiaires sont clairement identifiés et que les documents sont complets.
Que faire si l’on pense être bénéficiaire d’une assurance-vie sans le savoir ?
Vous pouvez saisir l’AGIRA pour rechercher l’existence d’un contrat d’assurance-vie souscrit par une personne décédée. L’AGIRA transmet la demande aux organismes d’assurance concernés.
Il faut fournir les informations permettant d’identifier le défunt et justifier du décès.
Le conjoint survivant paie-t-il des droits de succession ?
Le conjoint marié survivant est exonéré de droits de succession. Le partenaire de PACS est également exonéré, mais il n’est pas héritier légal sans testament.
Le concubin ne bénéficie pas de la même protection. Sans disposition spécifique, il n’hérite pas légalement.
Que devient un PEA au décès du titulaire ?
Le PEA est clôturé au décès de son titulaire. Cette clôture ne signifie pas nécessairement que les titres doivent être vendus immédiatement.
Les ayants droit peuvent donner des instructions sur le sort des titres, qui peuvent être transférés vers un compte-titres.
L’assurance-vie entre-t-elle toujours hors succession ?
Pas toujours dans les mêmes conditions. Les capitaux sont versés aux bénéficiaires désignés, mais certaines situations peuvent nécessiter une analyse civile ou fiscale.
Les primes manifestement exagérées, les versements après 70 ans ou les contrats alimentés avec des fonds communs peuvent soulever des questions particulières.
Comment éviter que le conjoint manque de liquidités après le décès ?
Il faut organiser une poche de liquidité accessible, relire les clauses bénéficiaires, vérifier le compte joint, adapter le régime matrimonial et anticiper les démarches bancaires.
Pour les patrimoines importants, cette organisation doit être intégrée dans une stratégie globale de protection du conjoint.
Les frais d’obsèques peuvent-ils être payés avec le compte du défunt ?
Oui, les frais d’obsèques peuvent être prélevés sur les comptes du défunt dans la limite du plafond applicable et des sommes disponibles. En 2026, le plafond indiqué par Service-Public est de 5 965 €.
La banque demandera généralement la facture des obsèques. Si le solde est insuffisant, la différence devra être réglée par la famille ou la succession.
Les frais bancaires de succession sont-ils plafonnés ?
Oui. Depuis le 13 novembre 2025, les frais bancaires de succession sont plafonnés. En 2026, ils ne peuvent pas dépasser 1 % des soldes des comptes et produits d’épargne du défunt, dans la limite de 857 €.
Certains cas simples peuvent être traités sans frais, selon les conditions prévues par les textes.
Sources :
- Service-Public : que devient un compte bancaire en cas de décès.
- Service-Public : frais d’obsèques, prélèvement possible sur les comptes du défunt dans la limite de 5 965 €.
- Service-Public : frais bancaires lors d’une succession, plafond 2026 de 1 % et 857 € maximum.
- Impots.gouv.fr : déclaration partielle de succession, formulaire 2705-A pour les contrats d’assurance-vie.
- AGIRA : recherche des contrats d’assurance-vie en cas de décès.
- Légifrance : Code général des impôts, articles 990 I et 757 B.
- AMF : clôture du PEA au décès du titulaire et sort des titres.
- Notaires de France : assurance-vie, succession et régime matrimonial.
- Les clés de la banque : conséquences du décès sur l’épargne et les placements.



